The Road to the SDGs

cinq produits prioritaires, à savoir le cacao, l’huile de palme, le riz, les produits halieutiques et avicoles. En outre, il existe plusieurs autres produits agricoles de nombreux pays membres qui ont déjà intégrés des chaînes de valeur mondiales, notamment le bétail, le blé, la canne à sucre, les noix, le coton et la vanille, bien que leurs parts soient généralement faibles. � Le Fonds couvrira les cinquante- sept pays membres et s’attèlera au renforcement des liens commerciaux entre eux dans le but d’accroître le commerce intracommunautaire au sein de l’OCI. Les pays membres auront également la possibilité d’exporter vers des pays non-membres. � Le Fonds sera logé dans un pays acceptable pour toutes les institutions multilatérales et les investisseurs institutionnels ; il sera réglementé par l’instance financière compétente, comme Dubai International Financial Centre Authority ou Financial Conduct Authority du Royaume-Uni. � Outre la structure de gouvernance standard (conseil d’administration et comité d’investissement), le Fonds sera doté d’un Comité consultatif des investisseurs qui agira en structure représentant les investisseurs au Fonds, chargé de fournir des conseils et d’approuver tout changement important dans l’Accord de partenariat entre le Fonds et les investisseurs. Le Comité sera composé d’un représentant de chaque investisseur détenant plus de 5 % de la taille totale du Fonds ; il se réunira tous les trimestres. � Le Fonds devrait être géré par la SIFC, et bénéficierait de l’apport stratégique d’un conseiller en investissement et d’un conseiller technique. La SIFC se verrait confier les tâches quotidiennes du Fonds et se chargerait d’entretenir les relations avec les investisseurs. Elle sera responsable de la création et de la structuration de marchés, et de la réalisation de rendements au profit des investisseurs. � La SIFC déléguera une partie des services de gestion auxiliaires à un gestionnaire d’actifs tiers assujetti à des règles de déontologie (fournisseur de services auxiliaires). Elle collaborera avec les conseillers en investissement et les conseillers techniques pour monter un portefeuille diversifié de projets alignés sur les stratégies de partenariat avec les pays membres et les chaînes de valeur mondiales du Groupe de la BID dans les pays cibles. Elle sollicitera le Conseil de charia de la BID pour garantir que tous les investissements sont conformes à la charia. RÉSULTATS � Le Fonds adoptera une stratégie d’investissement conduisant à la réalisation des objectifs de développement énoncés dans la Politique/Stratégie du secteur de l’agriculture et du développement rural. En outre, il s’inspirera fortement des conclusions et recommandations du rapport de la BID sur l’industrie agroalimentaire mondiale. � Les conditions d’investissement au Fonds fixent des seuils afin d’obtenir des effets sur le développement au titre de la sécurité alimentaire (portefeuille de 50% des cultures vivrières et des produits d’élevage), de la valeur ajoutée locale (30% des produits transformés ou semi- transformés) et de l’amélioration de la productivité et de la compétitivité (20 % des intrants, y compris les machines/ tracteurs agricoles). INVESTISSEMENT � L’objectif d’investissement du Fonds est d’optimiser les rendements pondérés en fonction des risques, en faisant des placements de financement du commerce conformes à la charia qui devraient générer une faible volatilité et des rendements compétitifs. � La BID prévoit d’investir dans le Fonds à concurrence de 200 millions de dollars via une ligne de financement moudaraba (contrat dans lequel une partie apporte des capitaux et l’autre, un effort personnel), ouverte à la SIFC. L’investissement permettra de diversifier les secteurs et les pays et donc d’utiliser la moudaraba à bon escient. � La SIFC mènera la mobilisation de ressources (pilier de la « Mise en lien » du Programme quinquennal du Président) pour le Fonds. � Le financement de la BID (200 millions de dollars au plus) sera proportionnel aux résultats obtenus en termes de mobilisation de ressources (pilier de « Capitalisation » du Programme quinquennal du Président) : — financement initial de 200 millions de dollars : BID (33 %), hors BID (66 %) — dernier financement à hauteur d’un milliard de dollars : BID (20 %), hors BID (80 %). I N V E S T I S S E M E N T D E L A B I D A U F O N D S La BID prévoit d’investir à concurrence de 200 millions de dollars dans le Fonds E X P O R T A T I O N S D E S P A Y S M E M B R E S Les exportations sont passées de 33,5 milliards de dollars en 1995 à 110 milliards en 2016 [ 79 ] V E R S L A R É A L I S A T I O N D E S O D D | P R O G R È S E T R É S U L T A T S

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